Avertissement

Afin que le lecteur puisse se familiariser avec la philosophie sous-jacente à l'alimentation crue instinctive, je publie une série d'articles plutôt théoriques qu'il vaudrait mieux lire du 1er au dernier, plutôt que dans l'ordre proposé par la structure de blog:  lire le premier
En outre, je note la composition de chacun de mes repas. Les aliments sont pesés en début de repas, les déchets en fin de repas. Seul le poids réellement ingéré est indiqué.
La totalité des aliments sont mangés crus. Dans le cas contraire, cela est noté. Les aliments sont aussi systématiquement mangés sans mélange et sans assaisonnement (même les légumes, toujours mangés "bruts").
REMARQUE IMPORTANTE: j'arrive depuis plusieurs années à vivre en mangeant cru, mais je suis incapable de me nourrir instinctivement. Je ne fais jamais appel à mon odorat et je suis très souvent en surcharge alimentaire. Lire ceci.

samedi 17 octobre 2009

20/ Difficulté de l'alimentation crue instinctive: le désir

L'alimentation originelle instinctive se base uniquement sur nos sensations, nos ressentis, la façon dont nous percevons l'aliment, son goût, son odeur, sa consistance.

Dans l'alimentation traditionnelle, le choix de l'aliment dépend beaucoup du désir que nous en avons. Dans la majorité des cas, nous décidons de ce que nous allons manger avant même d'avoir vu, senti ou goûté les aliments.

J'ai constaté pour ma part, que l'habitude que j'avais de composer mes repas sur la base de mes désirs s'est perpétuée lorsque je suis passé à une alimentation crue.

Auparavant je me faisais une joie par avance de consommer telle ou telle viennoiserie, ou pâtisserie, ou viande grillée, plat en sauce, plat exotique asiatique, ou que sais-je encore. Et lorsque je suis passé au cru, j'ai conservé les mêmes schémas de fonctionnement: j'ai continué à "fantasmer" sur la nourriture, même si j'ai décalé la cible de mes désirs sur des aliments naturels: miel, dattes, fruits, avocats, viandes, oléagineux comme les pistaches ou noix de macadamia, etc ...

Je crois aussi pouvoir analyser que, aussi loin que je m'en rappelle, le plaisir de manger a toujours était primordial pour moi. Cela toujours était comme une sorte de refuge, de terrain sûr: c'était une assurance d'accéder au plaisir, je comptais là-dessus, je m'en réjouissais par avance.
Cela  permettait à mon esprit d'affronter la platitude de ma vie, en lui offrant une perspective proche, d'enfin accéder à une stimulation sensorielle d'un niveau relativement satisfaisant.

Je crois que toute cette disposition psychique est un fardeau et un obstacle très important pour me placer désormais dans une attitude juste par rapport à la nourriture, et pour pratiquer une alimentation instinctive.

En effet celle-ci demande que nous abandonnions nos désirs, pour nous placer uniquement dans la vigilance et l'observation.

Je crois pouvoir dire que nombreux sont ceux qui ont eu de grandes difficultés lorsqu'ils ont voulu expérimenter l'alimentation originelle, de laisser de côté l'habitude de désirer les aliments, pour simplement se placer dans une attitude de vigilance et d'écoute.


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