mardi 5 avril 2011

alimentation crue (100% orkos), mes repas crus du 10 au 13 mars 2011

voir Orkos


dimanche
rien mangé
rien mangé


samedi
12h00
910g avocats

15h15
230g avocat
20h00
330g avocat


vendredi
rien mangé
rien mangé


jeudi
rien mangé
rien mangé


Dimanche 6 mars, je mange relativement peu.
Lundi 7 mars, très peu.
Mardi 8 mars, très peu aussi.
Je digère parfaitement bien et je me sens super bien.
Je contacte quasi un sentiment de béatitude océanique ! C'est divin. Je m'endors comme un bébé.
Par contre, mercredi 9mars au soir, après une journée de jeûne complet, j'ai des sensations très désagréables dans le corps: mal au dos, mal au ventre, mal au reins, sensations désagréables aussi dans la tête, migraine loin d'être insupportable mais assez marquée.
Et plus la journée avançait, plus je me sentais mal: le soir, il m'était difficile de rester assis: j'avais des sensations de brûlures dans le dos !


Jeudi 10 mars: journée entièrement jeûnée.
Les sensations de douleurs dans les muscles du dos (et ailleurs) ont disparu. Par contre je n'ai aucune énergie. Alors que mercredi j'avais travaillé plus de 9 heures avec un fonctionnement cérébral optimal, le jeudi est très pénible: j'ai trop de mal à me concentrer.
Globalement, c'est un moment désagréable, je me traîne, j'ai mal au ventre en permanence (rien d'insupportable, mais c'est pénible).
Le pire c'est que je ne peux plus travailler. Mon cerveau ne répond plus.

J'ai tout de même une "éclaircie" qui dure une heure le soir. Je me sens bizarrement en pleine forme. En fait ce sursaut d'énergie intervient juste après un long moment dans d'immobilisme total. Pendant 20 minutes, je suis totalement conscient, aucunement somnolent, mais je suis pétrifié par la fatigue: il m'est impossible de bouger ne serait-ce que d'un milimètre. Même bouger l'extrémité d'un doigt de main serait inconcevable. Au bout de 20 minutes, je m'endors brutalement pendant quelques secondes puis je reviens. Et pendant une heure je suis en pleine forme, je passe des coups de fil, je bosse un peu.

Et puis je re-sombre dans une fatigue profonde.

Le soir, je me sens mal, et même si je n'ai pas faim, je pense à la nourriture, j'ai quelques moments où ça devient une obsession.
Je supprime de ma vue les tarifs Orkos sur lesquels se trouvent des images d'aliments appétissants.
Inutile de renforcer mes obsessions !

Vendredi 11 mars:
Je me réveille dans un état apocalyptique: il m'est très difficile de faire quelques pas. Allez aux toilettes est une épreuve: je dois faire 4 mètres pour y parvenir, c'est vraiment dur !

J'accepte cet état et reste allongé. Si je ne bouge pas d'un poil, ça va pas trop mal.
J'ai tout de même toujours cette sensation de ventre douloureux, comme si j'avais un bloc de ciment indigérable dans les tripes.
C'est vraiment désagréable.
En fin de mâtinée, j'entends mon ventre qui se met à gargouiller. Et je me sens enfin plus léger.
Vers 13 heures, j'ai un peu mal au crâne, mais à part ça, je me sens délicieusement bien. Léger et de bonne humeur.
J'arrive à me lever. Je me pose devant mon ordi et je commence à travailler. Au début, c'est un peu dur, mon cerveau est un peu feignant. Mais après, je ressens que j'ai une bonne énergie.
Dès que ma gorge est sèche, je bois, mais je ne ressens plus aucune obsession de manger.
Précision: à aucun moment du jeûne, je n'ai eu une sensation de faim. Mon ventre est plein de sensations désagréables, mais rien à voir avec la faim.
Par contre à certains moments, mon cerveau fabrique des envies d'aliments: des images de dattes apparaissent dans ma tête !
Mais là, ce n'est plus le cas. Je ne focalise plus sur la nourriture.

Je travaille bien, j'avance facilement et assez vite.

La soirée est plus difficile. Je suis de nouveau dans un état lamentable. En plus je me fais un trip du genre dépressif: la vie n'a aucun intérêt, tout est moche, tout est glauque...
La nuit est courte: au bout d'une heure trente je me réveille. Je suis cloué au lit sans aucune énergie, mais je n'ai plus du tout envie dormir et je me sens mal. Je fais l'effort de me lever et d'être un peu actif. Vers 5 heures du mat, je vais mieux. Je me recouche et m'endors à nouveau pour 1h30.


Samedi 12 mars
Je me lève vers 7 heures, je me sens bien et je suis, cérébralement parlant, tout à fait OK pour travailler.
J'ai pas une super pêche, mais je vais faire une petite marche vers 11h00 et je me sens vraiment pas mal, j'ai des sensations agréables dans les jambes notamment.

Une amie m'apporte vers midi des avocats arrivés en France par une filière directe d'Espagne.
Je romps le jeûne à midi.




Si je fais un petit résumé de cette expérience de jeûne, je dirais que:
- globalement c'est assez désagréable. Les passages durs sont trop nombreux. Il y a plusieurs choses qui se superposent pendant ces moments douloureux: il peut y avoir un peu de dépression (idées noires), des problèmes physiques comme le mal de tête et ventre et dos, et la fatigue qui peut atteindre des sommets hallucinants.
- c'est le yo-yo: je passe d'états vraiment pénibles à des états où je jouis de sensations nouvelles et agréables.
- je constate avec surprise que j'ai une inflammation assez importante sur une gencive. Je croyais que ce genre de chose était lié uniquement à des surcharges alimentaires. Or je suis en SOUS charge alimentaire depuis 6 jours. Il doit donc y avoir une autre explication.


Remarque: après avoir mangé une grosse quantité d'avocats samedi, je me sens vraiment calé et dimanche je suis toujours en train de digérer. Je ne mange rien ce jour là. J'attends d'avoir fini la digestion de mes avocats !
 

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