samedi 2 janvier 2010

24/ Alimentation crue: viande et santé

L'alimentation instinctive originelle telle que l'a définie G.C.Burger, inclut la viande dans les aliments pouvant être consommés.

Il est tout à fait possible de développer un argumentaire en faveur de la viande.
Par exemple:

1/ dans l'état actuel des connaissances scientifiques, rien ne permet de dire que la viande ne faisait pas partie de la palette alimentaire de l'homme primitif.
2/ la viande fait partie du régime naturel de nos plus proches cousins primates: les chimpanzés. Ils savent s'organiser entre eux pour chasser du petit gibier.
3/ l'expérience d'une alimentation 100% crue montre que cet aliment est parfaitement digérable même consommé cru.
4/ certains crudivores de longue date jugent même que c'est un aliment quasi indispensable pour atteindre un équilibre alimentaire optimale.
5/ quelques crudivores strictement végétaliens ont présenté des amaigrissements dramatiques qui ont pu être corrigés par une réintroduction de la viande dans leur alimentation.

Néanmoins, la viande me paraît un aliment potentiellement dangereux pour la santé.

1/ sélections des animaux d'élevage

Les animaux d'élevage ont été sélectionnés par les agriculteurs éleveurs depuis des millénaires.
Leur viande ne présente plus les mêmes variations de saveurs que celle des animaux sauvages. Il est donc plus difficile de se réguler en se fiant aux sensations gustatives, ce qui est une voie ouverte à la surcharge et à la boulimie.

2/ le bétail reçoit une alimentation cuite

On sait de longue date que les animaux sont des concentrateurs de polluants. Le phénomène est bien connu en ce qui concerne les poissons: il est par exemple déconseillé de manger à l'heure actuelle certains poissons car ceux-ci concentrent dans leur chair des métaux lourds comme le mercure.
Ce phénomène de concentration des polluants dans la chair animale a été partiellement étudié: on ne sait pas ce qui se passe pour les molécules toxiques générées par la cuisson des aliments. Le bétail étant souvent nourri avec des aliments chauffés, on peut tout à fait suspecter que leur viande soit, entre autre, fortement polluée par des molécules de Maillard ou autres toxiques produits par la cuisson.

3/ le problème des céréales

il semblerait, si on en croit l'expérience des crudivores instinctifs les plus chevronnés, que l'obtention d'une viande "en ordre", c'est à dire qui puisse convenir pour l'alimentation originelle instinctive, soit extrêmement délicate.

En effet, les sensations gustatives et digestives de ces crudivores sembleraient démontrer que même si l'alimentation du bétail est 100% crue et bio, cela ne soit pas suffisant pour obtenir une viande en ordre.

Il faut encore donner à l'animal les aliments qui font partie de son alimentation naturelle. Ainsi, l'alimentation naturelle de la vache serait:
- de l'herbe et des plantes sauvages poussant dans les prairies naturelles
- quelques feuilles broutées directement sur des branches basses
- éventuellement quelques insectes
- et ... rien d'autre
On voit immédiatement que cela exclut les céréales, qui sont pourtant devenus à notre époque un aliment essentiel pour l'élevage.

On peut se demander si, hormis les sensations subjectives de quelques crudivores, il existe quelques arguments plus objectifs pour expliquer que la simple consommation de céréales par le bétail puisse dégrader la qualité de la viande.

Je ne peux vous offrir que deux pistes de réflexion:

- LES CARENCES
Les céréales modernes ont été crées par l'homme. Elle ne font pas partie de l'alimentation naturelle des animaux. La première chose que l'on puisse suspecter, c'est que ces aliments n'apportent pas les nutriments dont les animaux ont besoin, et donc causent des carences.
J'ai lu dans le livre "Anticancer" de David Servan-Schreiber, que les céréales, au contraire de l'herbe, sont riches en oméga 6 et pauvre en oméga 3.
Et en conséquence, la viande d'un boeuf nourri à l'herbe est donc riche en oméga 3, alors que si il est nourri avec des céréales sa viande est pauvre en oméga 3.

Il me semble donc que l'on peut dire que les boeufs nourris avec des céréales sont carencés en oméga 3.

La suspicion dont je parlais se trouve confirmée.


Je rappelle aussi au passage que les oméga 3 sont des acides gras essentiels pour l'être humain, c'est à dire que nous ne pouvons pas les synthétiser nous-même: ils doivent impérativement être présents dans notre alimentation.
Si les omégas 3 ont fait autant parler d'eux ces dernières années, c'est que notre alimentation moderne en est carencée.
Il est très intéressant de noter que cette molécule joue un rôle important au niveau de notre système nerveux et que si l'on en manque, cela pourrait induire des dépressions nerveuses.
Cela permet de commencer à envisager un lien objectif entre notre alimentation et nos états intérieurs.

- LES ANTIGENES ALIMENTAIRES

Les céréales ne faisant pas partie de l'alimentation naturelle du bétail, il est aussi possible qu'elles induisent des problèmes digestifs. Ces désordres peuvent entraîner une dégradation des parois intestinales et favoriser la pénétration de grosses molécules non digérées dans l'organisme de la bête.
(voir la théorie de Jean Seignalet)

Une molécule non digérée, cela signifie qu'elle n'a pas été découpée en molécules plus petites, utilisables par l'organisme de l'animal comme nutriment.
Cette molécule non digérée est donc inutilisable par l'organisme de l'animal. Il faut donc qu'elle soit éliminée de son organisme. C'est le travail du système immunitaire.

Si l'apport de ces molécules est régulier, le système immunitaire peut être débordé: il ne peut plus éliminer ces molécules au fur et à mesure qu'elles arrivent, c'est à dire tous les jours, à chaque repas de l'animal.
Il y aura donc probablement accumulation de ces molécules dans l'organisme.

On peut donc s'attendre à ce que l'animal engraisse.

Ce phénomène est archi connu des agriculteurs éleveurs: pour engraisser un animal, rien de tel que les céréales.
Un animal qui ne consomme que les aliments qui font partie de sa palette alimentaire naturelle a tendance à rester svelte.

Le problème alors pour un crudivore qui consomme cette viande, une viande de boeuf par exemple, c'est qu'il va consommer non pas des molécules "boeuf", mais des molécules non digérées et stockées par l'animal, donc des molécules "soja", "maïs", "blé" ...

J'aborderai dans un prochain billet, le problème possible que peut représenter pour un être humain de consommer des céréales.

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mercredi 30 décembre 2009

manger cru: spiruline séchée



La spiruline se consomme sèche ou fraîche.

Il s'agit d'une micro-algue, qui est présente sur la terre depuis des milliards d'année.

Elle a fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps car elle serait apparemment d'une valeur nutritive exceptionnelle:
- elle est extrêmement protéinée, beaucoup plus que la viande par exemple.
- elle contient des acides gras essentiels
- elle contient une multitudes de micro-nutriments: différentes vitamines dont la vitamine B12, du fer, du calcium, du magnésium ...

Cette richesse nutritive est telle, que la spiruline est considérée comme un "super aliment".

Pour en savoir plus: composition spiruline

Ces micro-algues sont cultivées en bassin. La nourriture apportée pour ces cultures peut être très différente selon les producteurs. Comme pour une culture végétale, des "engrais" chimiques peuvent être utilisés. Il est aussi possible de leur donner des aliments "naturels" comme du petit lait, ou de l'urine. L'urine contient de l'urée qui est dégradée par les algues spiruline et transformée en protéines.

Pour ma part j'ai choisi un producteur qui utilise principalement du purin d'orties en grande quantité.

Il faut aussi veiller, lorsque l'on consomme de la spiruline séchée, à vérifier que la température de séchage n'a pas excédé 40°, pour éviter un effet de cuisson.

manger cru: les bananes (figues, fougamou, frécinettes ...)

banane figue

La plupart des fruits ont des dizaines ou des centaines de variétés. L'organisation actuelle de l'agriculture et de la distribution commerciale des produits a conduit à resserrer très étroitement l'éventail du choix possible, et bien souvent la majorité des variétés existantes nous est totalement inconnue.

La banane n'échappe pas à la règle: il existe une quantité de variétés de bananes aux formes et surtout aux goûts bien distincts.
Pour qui pratique le cru en tous cas !
En effet, la précision gustative s'affine avec ce type d'alimentation et ce qui peut paraître des différences subtiles pour un palais non initié, deviennent alors des écarts de goût appréciables...

Les bananes figues sont un fruit tropical très courant. Elles se déclinent encore elle-mêmes en plusieurs variétés. Les bananes que j'ai photographiées (voir ci-dessus) sont des bananes "figue-pomme". Je les ai achetées chez un commerçant camerounais qui a gardé des contacts dans son pays d'origine.

manger cru: le melon piel de sapo

intérieur melon piel de sapo

melon piel de sapo

Ce melon nous vient souvent d'Espagne. Il peut être assez tardif, ce qui permet d'en manger en septembre et octobre, si le temps est clément.

"Piel de Sapo" signifie "peau de crapaud". Vous pouvez voir sur l'image ci-dessus qu'il y a effectivement une ressemblance.

C'est un melon très différent du melon à chair orange que l'on trouve traditionnellement en France. Sa chair est d'une grande finesse, il est très sucré et son parfum est bien plus subtil et profondément intense.

C'est un régal.

mardi 29 décembre 2009

manger cru: la sapote blanco

sapote blanco

La sapote blanco est un fruit exotique.
C'est un fruit qui se tient, mais en bouche il fond comme une crème. Sa chair est d'une très grande finesse. Son goût me paraît parfois tout à fait fade, et parfois divin: il me rappelle alors la crème à la vanille.
C'est un fruit un peu curieux, car si sa consistance me paraît légère, aérienne, et agréablement fondante, il me paraît aussi très nourrissant, presque gras.

C'est un de mes fruits exotiques préférés, avec le durian, le cempedak, les sapotilles et les bananes "figue-pomme".

Sa chair est blanche et contient de petits noyaux blancs en son centre. Quelques informations supplémentaires:
sapote blanco


sapote blanco

Cette photo est tiré du site: tropicaflore
On distingue en bas au centre un noyau de la sapote blanche.

manger cru: la tomate green zebras

tomate green zebra

Cette tomate a la particularité de rester verte, même en pleine maturité. J'en ai consommé en octobre de cette année et les ai trouvées extrêmement savoureuses. Je les achetées chez Orkos, et ce fut une découverte, car je n'en avais jamais vu ailleurs.

Je ne saurais dire si l'intensité exceptionnelle de son goût est dû à ses conditions de culture, où à la variété elle-même. Tout ce que je peux dire est que les tomates du commerce courant ou même bio, n'offrent jamais ne serait-ce que le dixième de l'intensité du goût de ces tomates zebra green.

Alleluia !

dimanche 27 décembre 2009

Alimentation crue: mes repas du mercredi 28 au vendredi 30 octobre 2009

Bonjour, j'ai pris note de tous mes repas depuis deux mois et les met en ligne aujourd'hui, jours de vacances de fêtes de fin d'année.
Bonnes fêtes à tous.


vendredi 30
15h00
600g viande de porc

17h00
700g figues fraîches
100g raisins
22h30
230g dattes barhi fraîches


jeudi 29
rien mangé
19h00
100g salade batavia

20h00
70g tamarillos

21h00
1,650 kg sapote blanco

22h30
260g avocat mallares

23h00
90g prunes d'automne jaunes
40g raisins
120g bananes figue-pomme

mercredi 28 octobre 2009
13h30
700g viande de porc
90% maigre et 10% gras
17h00
1,5 kg raisins
460g dattes barhi fraîches

La viande a été achetée directement chez un éleveur qui nourrit ses animaux uniquement avec des aliments crus.
Tous les autres aliments proviennent de la société Orkos.

lundi 2 novembre 2009

23/ Alimentation crue: consommation de viande et éthique

Ces dernières années, j'ai reçu deux emails un peu agressifs de personnes qui supportaient mal qu'on puisse associer crudivorisme et consommation de viande.

Le crudivorisme est souvent limité à une consommation végétalienne: les produits animaux sont écartés, seuls les végétaux sont consommés.

Si on a l'idée, ou le sentiment, que le crudivorisme est l'alimentation "vivante", alors il peut sembler logique d'éviter les aliments carnés. Ceux-ci proviennent forcément d'animaux morts.
On peut associer au mot viande, le mot "mort", et au mot crudivorisme, le mot "vie". Viande et crudivorisme paraissent alors inconciliables, fondamentalement opposés.

En ce qui me concerne, je n'avais jamais, avant d'avoir reçu ces emails, remis en cause mes habitudes alimentaires carnivores.

Je considérais la viande comme un cadeau de la nature, et un cadeau divinement bon !

Aujourd'hui encore, lorsque je mange de la viande, je n'ai pas le sentiment de consommer un aliment "mort", bien au contraire: je ressens des effets bénéfiques pour mon organisme.

Par contre, j'ai fait le point sur ce que je ressens par rapport aux "meurtres" des animaux. J'en ai eu l'occasion car j'ai tué moi-même une poule, et j'ai participé à plusieurs abattages clandestins de porcs, montons, et même un boeuf.

Apparemment, je dois avoir une âme de chasseur, car l'acte de tuer un animal pour me nourrir me paraît naturel. Tout aussi naturel que, par exemple, cueillir un fruit.

La nature est pour moi comme un jardin qui offre indifféremment des nourritures végétales ou animales.

Voilà ce que je ressens.

Par contre, sur le plan purement intellectuel, je reste indécis. Lorsqu'on aborde le sujet de la souffrance animale, je ne sais quoi répondre.

Et je suis loin d'être insensible aux images comme celles du film "We feed the world".
La séquence suivante, extraite du film, présentent les conditions d'abattage industriel du poulet:
http://www.youtube.com/watch?v=f8cyDeIepCY

Pourtant, lorsque l'acte de tuer est replacé dans un contexte plus naturel, je me sens en accord avec la nature, et avec ma propre nature.

J'ai remarqué que certains films présentent une vie quasi primitive avec une vision analogue à la mienne: certains westerns mettent en scène des indiens d'Amérique ayant une certaine sagesse et un lien profond avec la nature. Leur respect de la nature inclue de ne pas tuer pour le sport ou le plaisir, mais intègre notamment la chasse aux bisons dans leurs ressources alimentaires.

Conclusion: en ce qui concerne la chasse et la mise à mort des animaux, je n'ai toujours pas adopté une ligne de conduite arrêtée. Je suis tiraillé entre mon ressenti et un questionnement intellectuel autour de la souffrance animale.


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22/ Alimentation crue: la viande

On peut légitimement se poser la question suivante:

La viande faisait-elle partie de l'alimentation originelle de l'homme ?

Il est bien difficile de répondre à cette question car le concept d'alimentation "originelle", n'est même pas clairement présent dans les études scientifiques menées sur nos lointains ancêtres.

En fait, le concept d'alimentation instinctive, pour l'être humain, a été introduit par Burger dans les années 60, mais n'a pas fait de percée dans les milieux scientifiques.

Donc, toutes les données actuelles fournies par la science sont difficilement exploitables, à moins d'y consacrer une énergie et un temps dont je ne dispose pas.

Cependant je ferai les remarques suivantes:

1/il est très difficile, même pour un scientifique honnête, de produire des informations fiables sur nos lointains ancêtres, tout simplement parce que les vestiges des époques très anciennes sont relativement peu fréquents.

2/le récapitulatif de toutes les informations que j'ai pu recueillir depuis des années me fait penser qu'en matière de préhistoire, il y a beaucoup plus d'hypothèses que de certitudes. Malheureusement, vu le peu de matériel disponible pour confirmer les hypothèses en cours, ce sont celles qui plaisent le plus à nos chercheurs qui sont retenues et divulguées comme autant de vérités auprès du grand public. Mais en réalité ce ne sont que des hypothèses, et leur pertinence est tout à fait discutable.

3/je donnerai un seul exemple de l'extrême flou qui entoure tout notre système de connaissance sur la préhistoire:

Le paléolithique est la période qui précède le néolithique, le néolithique ayant commencé il y a envrion 12000 ans. Le paléolithique est la période définie comme étant celle où l'homme a utilisé les premiers outils en pierre taillée.
J'ai passé cinq minutes sur internet en mettant "paléolithique" sur le moteur de recherche Google.
Sur trois sites différents, j'ai relevé trois dates de démarrage du paléolithique supérieur, la période la plus ancienne du paléolithique:
- moins 6 millions d'années
- moins 3 millions d'années
- moins 2 millions d'années
Cela fait un léger écart de 4 millions d'années entre les dates les plus extrêmes ...

Je vous propose donc de prendre avec une grande circonspection toutes les "connaissances" actuelles sur la préhistoire.

Et donc, même si il paraît admis que l'homme préhistorique du paléolithique était un chasseur-cueilleur, donc un consommateur de viande, se demander si la consommation de viande est originelle ou non, reste légitime.


Les chimpanzés et la viande

La seule chose qui me paraît un fait avéré, car observée par une spécialiste sur le terrain pendant des années est la suivante:

Nos plus proches cousins, les chimpanzés, qui ont je le rappelle plus de 99% de leur ADN semblable au nôtre, sont des amateurs de viande.

Jane Goodall décrit dans "les chimpanzés et moi", des scènes de chasse. Les chimpanzés mangeaient notamment des porcs sauvages d'une race africaine locale. Apparemment les chimpanzés peuvent être extrêmement friands de viande par périodes, puis ne plus en consommer du tout pendant des mois.

Mais ils ont d'autres sources de protéines animales: ils raffolent notamment des larves d'insectes.


Mon expérience de la viande:

Quant à moi, mon expérience personnelle avec la viande est que:

- d'une part je digère parfaitement la viande crue: aucun besoin de la faire cuire pour cela.
- d'autre part, je n'ai jamais eu de parasites.

Toutes les personnes que j'ai pu rencontrer et qui pratiquent une alimentation intégralement crudivore partage la même expérience que moi: pas de problème de digestion, et pas de parasites.

Il semble donc que l'homme soit effectivement omnivore, et capable de digérer la viande crue.


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jeudi 29 octobre 2009

Alimentation crue: mes repas du dimanche 25 au mardi 27 octobre 2009

mardi 27
15h30
110g fruit du jaquier (jackfruit)
17h30
800g datte barhi fraîche

22h30
650g viande de porc
90% de maigre, 10% de gras

lundi 26
12h30
65g carottes

15h30
1,1 kg raisin
22h30
500g choux fleur

dimanche 25 octobre 2009
rien mangé
18h00
70g radis

21h
1,4 kg raisins lavalle et muscat.

Dimanche, j'ai acheté le raisin au marché le matin. Il n'a pas de mention mais serait bio. Les radis, les carottes bottes, le choux fleur provenaient d'Orkos. C'est du bio, mais pas du Orkos-Prestige. Les dattes fraîches, au combien goûteuses !, ainsi que le jackfruit viennent d'Orkos et ont la mention Orkos-Prestige.

Manger cru: viande de porc

tranche de porc
La viande de porc est probablement la viande la plus appréciée par les instinctos. Il est très difficile de trouver de la viande de qualité convenable pour pratiquer l'alimentation originelle, car le porc est très souvent élevé avec des nourritures dénaturés par la chaleur.

La photo ci-dessus est du porc gascon. La race des porcs gascons est particulièrement apprécié pour la saveur particulière de sa chair et la qualité de sa graisse.

Les porcs gascons ressemblent à des sangliers.
On peut voir sur la photo ci-dessus des points noirs à gauche, sur le gras. Il s'agit de la base des poils noirs dont ils sont couverts.
Ci-dessous, vous pourrez constater par vous-même combien le porc gascon est un cousin proche du sanglier.




CONSIGNES AUX ABATTOIRS:

L'éleveur doit faire la demande spécifique que ses porcs ne subissent pas de traitement thermique. Cette demande est nécessaire car pour enlever la peau ou faciliter l'épilage, les abattoirs commencent par tremper l'animal dans une eau dont la température est supérieure à 60°.
Il peut arriver aussi que certains abattoirs pratiquent le flambage pour éliminer les poils résiduels.

Ici, la peau a été intégralement enlevée avec un couteau électrique. Aucun traitement thermique n'a été utilisé.



CONSERVATION DE LA VIANDE:

quartier de côtes de porc

Je conserve la viande en bloc, dans un frigo très sec, et je la découpe au fur et à mesure.
La conservation en bloc, comme ci-dessus, un quartier de côtes, permet de minimiser les surfaces de contact avec l'air, et de conserver une viande moelleuse en son centre.

Les frigos modernes ne conviennent guère pour la conservation de la viande car ils sont trop humides. Il faut acheter des vieux frigos, dont les friseurs ne sont pas isolés du compartiment du frigo. De cette façon l'humidité qui se dégage de la viande est en contact avec le friseur et gèle dessus en formant des blocs de glace.

Si le frigo est suffisamment sec, la viande peut se conserver plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Cependant elle finira, en se desséchant, par devenir de plus en plus dure.



QUALITE DE LA VIANDE

La viande de porc que je consomme provient d'un élevage de porcs gascons.
Ils ne reçoivent aucun aliment dénaturé par la chaleur. Ils se nourrissent à moitié de ce qu'ils trouvent dans les parcs: herbes, insectes, fruits tombés à terre, glands .... et ils reçoivent des graines germées. Orge, petits pois, fèverolles ...
L'idéal serait qu'ils ne consomment aucune céréale, mais c'est tout de même une bonne chose que l'orge soit présentée germée, et non sous forme de farine.

Pour l'instant, cette viande me convient, mais pour certains crudivores, il semblerait qu'elle ne soit pas encore de qualité suffisante ...

mardi 27 octobre 2009

Alimentation crue: mes repas du lundi 19 au samedi 24 octobre 2009

samedi 24
14h30
440g melon piel de sapo

15h30
260g bananes figue-pomme
18h30
60g spiruline séchée

19h30
10g choux-fleur

20h30
20g salade

22h00
410g raisin

23h00
510g fruits du pili (pulpe)

vendredi 23
rien mangé
18h30
180g endives

22h40
920g bananes figue

jeudi 22
rien mangé
rien mangé

mercredi 21
15h00
850g viande de porc (crue bien sûr !)
17h00
200g viande de porc

21h00
150g viande de porc

23h30
250g viande de porc

2h00
500g melon piel de sapo

mardi 20
15h00
250g fruit du pili (pulpe)
19h00
1,05 kg tomates Green Zebra

21h15
800g figues fraîches

lundi 19
13h00
350g poires
16h00
1,2 kg raisins

lundi 19 octobre 2009

manger cru: le fruit du pili

fruit du pili

Comme je l'indique ci-dessus, le fruit du pili est noir. Son noyau, visible à côté sur la photo, est brun.

La pulpe du fruit est assez mince, et représente environ 50% du poids total du fruit. Mais il est aussi possible de consommer la noix qui se trouve au milieu du noyau. Il faut simplement être bien équipé, car le noyau du fruit du pili est très dur. J'aime bien utiliser deux grosses pierres pour briser cette coque dure.
Le poids de cette noix représente environ 15% du poids total du fruit.

C'est un fruit exotique, très courrant aux philippines.

Le goût de ce fruit n'est pas sucré.

L'arôme en est très caractéristique. On pourrait peut-être le situer entre celui de l'olive, et celui du safou, un autre fruit exotique.

Il est difficile d'en trouver en France.

Personnellement j'en commande à Orkos.

C'est un fruit très intéressant, car il entre dans la gamme des fruits au goût "salé", qui ne sont pas très fréquents. De plus il offre probablement des apports en nutriments très différents des fruits classiques. Sa consistance et sa digestion laissent penser qu'il contient des corps gras et des protéines et un coup d'oeil à une encyclopédie* nous apprend qu'il contient effectivement pour 100g de pulpe:

- 14,2 g de protéines
- 6,8 g d'acides gras


(*) The encyclopedia of fruit & nuts
Par Jules Janick,Robert E. Paull

manger cru: la datte barhi fraîche

datte barhi fraiche


Les dattes barhi sont un peu difficile à trouver dans le commerce. En fait, à ma connaissance, seul Orkos les commercialise.

La saison des dattes barhi fraîches est relativement courte et se situe fin septembre, début octobre en général. Elles se conservent au frais quelques semaines seulement. On peut en consommer jusqu'en novembre.

Ensuite on observe l'apparition de petites moisissures noires ou blanches. Mais à ce stade, le goût reste encore délicieux.

Puis la consistance de la datte change, et elle perd son arôme. Le goût devient ensuite fort désagréable. Elles sont alors inconsommables.

Personnellement, ayant fait ses observations avec la datte bahri, je me demande vraiment comment il est possible que les dattes mozafati fraîches vendues dans les commerces bio puissent tenir le coup jusqu'au mois de juin !

Tant que ce mystère ne sera pas élucidé, je préférerai pour ma part ne pas en acheter ...

Petit détail sur les dattes bahri fraîches: on voit sur la photo que certaines sont jaunes. Elles ne sont alors pas encore mûres. Certaines personnes raffolent de ces dattes lorsqu'elles sont encore dans cet état. Cela m'est arrivé à moi aussi, il y a quelques années. Actuellement, je les mange plutôt bien mûres, et leur trouve un goût café au lait ...

Pour amener ces dattes jaunes à murir, il convient de les laisser au frigo, avec quelques dattes déjà mûres (brunes).

Alimentation crue: mon approvisionnement

Quelques informations sur mes sources d'approvisionnement de la semaine écoulée:

Les figues proviennent d'un verger qui n'a reçu (théoriquement !) aucun compost, aucun engrais, aucun traitement chimique.

Les raisins sont des petits raisins noirs. Ils proviennent d'un jardin. Ce ne sont pas des raisins de table: les grains sont tout petits, comme pour le raisin à vin. Ils sont bien sucrés ou moyennement sucrés , mais ont un arôme supérieur au raisin de table. Par contre l'arrêt instinctif est plus net avec ce raisin là: le goût sucré s'affaiblit très nettement, et une composante aigrelette assez désagréable apparaît.

Les figues demi-sèches ont été cueillies et mangées directement sur un arbre appartenant à la commune, sur une petite place très peu fréquentée.

Les oeufs étaient des oeufs bio. Certainement pas "en ordre", mais j'avais trop envie de manger autre chose que des fruits et des légumes !

"En ordre" signifie que l'aliment est correct pour pratiquer l'alimentation originelle: il n'a subit aucune transformation et la façon dont il a été cultivé si c'est un végétal, et nourri si c'est un animal, doit aussi être conforme au cahier des charges de l'alimentation originelle.

Le choux chinois provenait d'un magasin bio.

Les poires ont été cueillies dans la campagne, sur un arbre délaissé et isolé.

Tous les autres aliments proviennent d'Orkos.

Orkos est l'entreprise qui fut créée par G.C. Burger lorsqu'il voulut donner la possibilité aux gens intéressés par l'instincto de pouvoir pratiquer cette alimentation avec des aliments corrects.

L'instincto est ce que j'appelle sur ce blog: alimentation originelle.

Les dattes bahri notamment ont été achetées à Orkos. C'est une variété de datte très différente de la deglet, qui est la datte la plus sélectionnée, et la plus courante dans le commerce. En fait la deglet doit représenter 99% des dattes commercialisées ! On trouve quelques medjool et mozafati dans les commerces bio, mais en ce qui concerne la datte bahri, à ma connaissance, seul Orkos les commercialise.

Lorsqu'elle est consommée fraîche, c'est une datte onctueuse et légère, au parfum très caractéristique, qui n'a rien à voir avec la deglet. Elle est très appréciée des crudivores.